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- Le Festival Folklorique de Montoire,
c'est bien. Voir ces "ambassadeurs" de cultures quelquefois
lointaines, c'est très bien. Les rencontrer, leur parler pendant
ces quelques jours de festival, c'est très très bien. Si en
plus vous retenez quelques unes des informations qui suivent, ils seront
fiers des connaissances que vous avez de leurs pays respectifs.
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SERBIE
- YOUGOSLAVIE
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- La Serbie est, avec le
Monténégro, l'une des deux républiques constitutives
de la nouvelle république fédérale de Yougoslavie,
fondée le 27 avril 1992. Elle est limitée au nord par
la Hongrie, à l'est par la Roumanie et la Bulgarie, au sud par
la Macédoine et l'Albanie, à l'ouest par le Monténégro,
la Bosnie-Herzégovine et la Croatie. La Serbie, dont la capitale
est Belgrade, inclut deux provinces à statut spécial :
la Voïvodine au nord, et le Kosovo au sud.
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- Géographie
physique
- Les contours de la Serbie sont
approximativement ceux du bassin de la Morava, qui conflue au nord avec
le Danube, en aval de Belgrade. Le milieu physique individualise deux
régions : le Sud et le Centre montagneux ; au nord, la plaine
pannonienne. Le Sud et le Centre appartiennent au système des
Balkans et du Rhodope, dont la pente générale s'abaisse
à partir de Ljuboten (2 496 m ) jusqu'à la plaine pannonienne.
La montagne est aérée par un réseau de vallées
orienté vers le nord
et
en particulier par la Morava, qui forme un sillon de pénétration
nord-sud à partir du Danube. La partie montagneuse a connu un
afflux de population, qui s'y est réfugiée durant la domination
turque ; l'intensité de l'occupation humaine s'est traduite par
la destruction quasi totale de la forêt de chênes et de
hêtres. Le relief de la partie nord est constitué par l'extrémité
méridionale du bassin pannonien et coïncide avec la Voïvodine
(grande plaine hongroise ). Région déprimée, elle
est mal drainée par la Tisza et par le Danube, qui la traverse
du nord-ouest au sud-est ; les lacs et marécages y sont nombreux.
à l'est de Belgrade, le Danube s'engage dans les monts du Banat,
qu'il traverse par des gorges étroites, les Portes de Fer. La
Serbie proprement dite couvre 55 968 km 2 et est un pays de collines
et de moyennes montagnes. Le climat est continental, avec moins de 600
mm de précipitations dans les bassins.
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- Population
- En 1993, la population serbe était
estimée à 9 800 000 h., dont 66 % de Serbes, 17 % d'Albanais,
4 % de Hongrois et 2 % de Musulmans. Toutefois, il existe de profondes disparités
entre les différentes régions qui composent la Serbie. Ainsi,
en Voïvodine, les Serbes ne sont que légèrement majoritaires,
aux côtés d'autres nationalités comme les Hongrois,
les Roumains ou les Croates. Au Kosovo, en revanche, les Albanais représentent
82 % de la population : cette dernière région constitue d'ailleurs
un foyer de tensions depuis le début des années 1980.
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économie
- La République de Serbie est
caractérisée par un gradient de développement économique
Nord-Sud avec un Nord mieux équipé et plus actif. Elle peut
être divisée en 3 régions économiques. La Voïvodine
La Voïvodine, recoupée en partie par la plaine pannonienne,
est une riche région agricole dont la mise en valeur ne remonte qu'à
1945 (ère socialiste ). La plaine est semée de villages nouveaux,
au plan en damier, et de gros combinats alimentaires qui traitent sur place
les produits de l'agriculture : fait unique dans l'ex-Yougoslavie, puisqu'en
Voïvodine 42 % des terres cultivées étaient collectivisées,
alors que cette part chutait à moins de 20 % dans les autres régions
de la fédération. Le maïs constitue l'élément
principal du système agricole, en association avec le blé,
le tournesol, la betterave sucrière et des cultures fourragères.
Belgrade La deuxième grande région économique
est la région métropolitaine de Belgrade, qui correspond au
premier centre de services et de transformation du pays, en concentrant
les sièges sociaux de la plupart des grandes entreprises et des usines
diverses (métallurgie, textiles, chimie et produits pharmaceutiques
). C'est à l'est de cette région, déjà dans
la Serbie moyenne, que le cours du Danube, qui traverse les Portes de Fer,
a été aménagé en collaboration avec la Roumanie
: ces accords ont permis une navigation fluviale moderne et la production
d'hydroélectricité. La Serbie moyenne Enfin, la Serbie
moyenne est caractérisée par une agriculture où règnent
les petites exploitations familiales. L'agriculture comporte 3 activités
principales : culture des céréales, élevage des porcs,
cultures fruitières (vergers de pruniers ). La vie s'est concentrée
dans de gros bourgs de vallée, marchés ruraux aux activités
traditionnelles (tissage de Novi Pazar ) ou centres miniers (cuivre de Bor,
antimoine d'Ivanjica, lignite de la Morava ). Conformément aux orientations
politiques des régimes socialistes, de nombreuses industries animent
les villes : sidérurgie à Smederevo, constructions automobiles
à Kragujevac, câbleries à Jagodina.
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- Histoire
- Au début du VIIe siècle,
les premières tribus slaves venues du nord pénètrent
dans les Balkans - d'abord les Slovènes, puis les Serbes et les Croates.
Serbes et Croates s'établissent alors, avec l'accord de l'empereur
Héraclius, dans la partie nord-ouest de la péninsule des Balkans.
Les Serbes peuplent ainsi non seulement la Serbie mais également
la Bosnie, l'Herzégovine et le Monténégro, les Croates
se répartissant entre la Croatie, la Slavonie et la Dalmatie. Serbes
et Croates ne sont qu'un seul et même peuple, et ils parlent la même
langue, issue du slavon. Mais les Croates sont catholiques romains et emploient
l'alphabet latin ;
les
Serbes, eux, ont été christianisés par les apôtres
slaves Cyrille et Méthode, qui ont utilisé l'alphabet cyrillique
pour traduire l'écriture sainte ; ils sont donc orthodoxes grecs
et sont vassaux de l'Empire byzantin. Ainsi, l'église romaine exercera
son emprise sur le littoral, tandis que Constantinople rayonnera sur les
terres intérieures. Naissance de la Serbie En 1159, l'un des
chefs locaux, Stefan (étienne ) Nemanja, parvient à étendre
son autorité sur l'ensemble des groupes slaves et fonde la dynastie
des Nemanja, qui secoue en 1180 la tutelle byzantine ; bien que vaincu,
il garde néanmoins le droit de réorganiser son état
et son église. En 1217, son fils et successeur, Stéphane,
prend le premier le titre de kral («roi »), tandis que vers
1219, saint Sava, un autre des fils de Stefan Nemanja, devient le premier
archevêque de la nouvelle église orthodoxe serbe. C'est sous
le règne d'étienne IX Douchan (ou DuUan, 1331 -1355 ) que
la Serbie médiévale atteint son apogée. En 1346, étienne
IX se proclame empereur des Serbes et des Grecs à Skoplje, sa nouvelle
capitale. C'est durant cette période que l'art serbe connaît
son âge d'or ; de talentueux artistes grecs travaillent à la
construction et à la décoration de nombreux monastères,
comme ceux de Studenica, DeIani ou GraIanica. C'est aussi l'époque
de l'apogée du port de Raguse. L'empire ne survit pas à son
fondateur : il éclate rapidement en principautés rivales qui
s'affrontent, avec les éléments décomposés de
l'ancienne Byzance, sous le regard des sultans. La lutte contre les Ottomans
L'état serbe devient vassal des Turcs à la suite de
l'invasion de 1370, sanctionnée par les défaites des Serbes
à Maritsa (1371 ) et à Kosovo (1389 ), où le prince
serbe Lazare perd la vie, décapité par les Ottomans ; en 1459,
la Serbie devient une province turque. Cependant, la langue et la religion
serbes sont conservées, et constituent la base du nationalisme, qui
peut se développer à la faveur de la décomposition
de l'Empire ottoman au XIXe siècle. Une longue période de
résistance est ouverte par les atrocités des janissaires :
en 1804, Karageorges prend la tête du soulèvement contre les
Turcs, mais il se fait assassiner par son rival, Miloch Obrenovitch. En
1815, sous la direction de ce dernier, les Serbes arrachent à la
Sublime Porte une semi-autonomie ; la Serbie devient principauté
vassale du sultan en 1833 (grâce à l'intervention diplomatique
de la Russie ). En 1844, le ministre serbe de l'Intérieur, Illija
GaraUanin, élabore un document-programme, le Nacertanije, «l'Esquisse
»; dirigé contre les Ottomans, ce manifeste prévoit
le rassemblement des tous les Slaves du Sud dans un même état
placé sous la direction des Serbes. En 1856, le traité de
Paris garantit les privilèges acquis par la Serbie. En 1861, la Serbie,
qui était jusqu'alors théoriquement la vassale de l'Empire
ottoman, commence sa marche vers l'indépendance en organisant sa
propre armée et son propre système éducatif ; Istanbul
réplique en bombardant Belgrade en 1862, mais les Ottomans sont contraints
d'abandonner de fait la Serbie en 1867. Durant cette période, la
Serbie,en nouant des contacts avec ses voisins grecs, monténégrins,
roumains et bulgares, vise à former une confédération
balkanique dirigée contre l'«Homme malade de l'Europe ».
En 1875, des troubles éclatent en Bosnie-Herzégovine ; la
Serbie et le Monténégro, qui souhaitent limiter l'expansion
possible des Bulgares nouvellement libérés, déclarent
la guerre à l'Empire ottoman le 2 juillet 1876. Vaincus, les Serbes,
mettant à profit la guerre russo-turque déclenchée
pour une large part sous l'influence du panslavisme qui domine alors à
Moscou, reprennent les armes, et obtiennent leur indépendance complète
en 1878, par le traité de Berlin. La poussée nationaliste
serbe n'est pas isolée : partout l'Empire ottoman est contraint de
céder à la fois sous l'influence de ses propres réformateurs,
qui espèrent sauver l'empire en le faisant évoluer, et sous
la poussée des divers nationalistes, encouragés par la faiblesse
de leur suzerain et par les réformes elles -mêmes, qu'ils considèrent
comme une nouvelle preuve de cette faiblesse. En 1912, la Serbie s'allie
avec la Bulgarie et la Grèce contre l'Empire ottoman ; c'est la première
des guerres balkaniques. Vaincus, les Ottomans doivent abandonner la totalité
de leurs territoires d'Europe, dont le partage difficile déclenche
en 1913 une nouvelle guerre entre les anciens alliés au terme de
laquelle la Serbie, qui s'impose comme première puissance des Balkans,
élargit son territoire vers le sud. La lutte contre l'Empire austro-hongrois
Les activités des Serbes au sein de l'Empire austro-hongrois
sont également déterminantes dans la naissance d'un puissant
sentiment national. Les difficultés rencontrées par les Habsbourgs
dans la seconde moitié du XIXe siècle, même après
qu'ils eurent maté les soulèvements de 1848, sont en effet
l'occasion pour les Serbes qui vivent dans les limites de l'empire d'appuyer
dans un premier temps les revendications des Croates, qui cherchent à
obtenir soit l'autonomie au sein de l'empire, soit la création d'un
état yougoslave («des Slaves du Sud ») rassemblant Serbes
et Croates. Mais le mouvement yougoslave s'affaiblit dans les dernières
années du XIXe siècle, ce qui conduit les Croates à
s'opposer peu à peu aux Serbes, au point que se produisent des heurts
violents. En 1885, la guerre déclenchée par la Serbie contre
la Bulgarie, dans le but de s'opposer à la montée en puissance
de cette dernière, a pour principale conséquence de renforcer
l'influence autrichienne dans les Balkans ; en effet, les Serbes, vaincus,
sont contraints de faire appel à l'Autriche-Hongrie afin qu'elle
intervienne pour mettre un terme au conflit. Mais le renversement des alliances
consécutif à l'assassinat du roi de Serbie, Alexandre Ier
Obrénovitch, pro-autrichien, par le groupe nationaliste la Main noire
(1903 ), et l'instauration de la Triple Entente (France, Grande-Bretagne,
Russie, 1904 ) a pour effet d'augmenter la tension entre Vienne et Belgrade,
qui se voit à nouveau soutenue par une puissance coalition. Pierre
Ier Karageorges monte sur le trône, tandis que la propagande pour
la Grande Serbie menée par le chef du gouvernement, Nikola PaUi6,
s'intensifie. Le contexte international est dès lors extrêmement
tendu, et lors de l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche
en 1908, la Serbie ne renonce à la guerre que sur le conseil pressant
de la Russie. Les guerres balkaniques consacrent le rôle de la Serbie
comme fédérateur des aspirations de l'ensemble des Slaves
du Sud, et Belgrade est désormais l'obstacle principal à la
politique de Vienne dans la région.
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Le
tournant de 1914
- Chronologie (1914): Attentat de
Sarajevo. Début de la Première Guerre mondiale L'attentat
de Sarajevo, le 28 juin 1914, commis par un nationaliste serbe de la Main
noire, Gavrilo Princip, fournit à l'Autriche le prétexte d'une
intervention militaire en Serbie. La Serbie rejette l'ultimatum autrichien,
notamment la condition qui exige que Belgrade autorise des enquêteurs
impériaux à effectuer leurs recherches sur le territoire serbe.
La déclaration de guerre de l'Autriche à la Serbie décide
alors la Russie à entrer en guerre, entraînant par le jeu des
alliances la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne dans le premier conflit
mondial. La lutte entre Serbes et Autrichiens reste indécise, jusqu'à
ce que les Allemands et les Bulgares se joignent aux forces impériales,
et écrasent les Serbes. En 1916, l'armée serbe doit faire
retraite vers les ports méridionaux où elle est évacuée,
ainsi que nombre de civils, par les navires français ; par la suite,
les Serbes reprennent part aux combats lors de l'attaque anglo-française
menée à partir de Salonique - ces deux épisodes sont
à l'origine d'un sentiment d'amitié étroite entre la
France et la Serbie qui perdurera tout au long du siècle. Dans les
Balkans, la victoire finale de l'Entente sur les Empires centraux se traduit
le 1er décembre 1918 par la création du royaume des Serbes,
des Croates et des Slovènes, devenu le royaume de Yougoslavie en
1929 et qui se constitue en 1945 en république socialiste fédérative
de Yougoslavie. Cette Yougoslavie a disparu entre 1991 et le 27 avril 1992,
date à laquelle la Serbie et le Monténégro constituèrent
la république fédérale de Yougoslavie.
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- La littérature
serbe
- La littérature serbe commence
par l'adoption de livres religieux que le christianisme apporte avec lui
de Bulgarie. Du Xe au XVe siècle, l'influence bulgare se manifeste
par une littérature d'édification. Les rapports étant
étroits entre les deux pays, les Serbes se contentent d'adopter,
avec peu de modifications, les ouvres religieuses, en vieux slave, des Bulgares.
Ils
en alimentent toutes leurs traductions. En conséquence, peu d'ouvres
originales sont produites, si ce n'est, au XIIIe siècle, une Vie
de Nemanja par son fils, le roi étienne Ier, et une seconde par son
second fils, saint Sava, enfin une Vie de saint Sava et de Nemanja, par
le moine Domentia, ensuite, au XIVe siècle, à côté
de divers chroniques, le Zakonnik (recueil des lois ) d'étienne Douchan,
qui reflète fidèlement la civilisation serbe de cette époque.
Mais, à côté de cette littérature nullement populaire,
celle des apocryphes, bogomiles ou autres, et des romans byzantins, venus
de la Bulgarie et traduits en vieux serbe, se répand dans le peuple,
dont elle gagne, malgré les efforts du clergé, toute la faveur.
Parmi les productions fort nombreuses et généralement peu
originales, les plus remarquables sont les chants populaires serbes qui
célèbrent les princes de Serbie et leurs exploits. Deux cycles
sont particulièrement beaux : le cycle de Kosovo, qui rappelle curieusement
la Chanson de Roland, et le cycle de Marko Kraljevic. Ces poèmes
se sont transmis par la tradition orale et n'ont été recueillis
qu'au XIXe siècle. Ils firent l'admiration de Goethe et des romantiques.
Du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, la décadence est
complète. On ne peut signaler que des copies de livres anciens. Les
seuls livres nouveaux qu'on lit alors en Serbie proviennent de Russie. D'où
l'influence russe : lors des tentatives de renaissance, la langue littéraire
sera un mélange de serbe et de russe ecclésiastique. à
la fin du XVIIIe siècle se produit le réveil, lointaine conséquence
des premiers échecs des Turcs en face de l'Autriche, à la
fin du siècle précédent, qui avaient commencé
à ranimer les espérances nationales. Aussitôt avaient
été fondées des écoles, des livres religieux
avaient été publiés, ainsi que des manuels de lectures
slaves. L'influence de Kiev donne naissance à l'école slavo-serbe,
dont le représentant le plus remarquable est l'historien Jovan Rasi0
(1726 -1801 ); bien que ses travaux fussent, de par leur langue, à
peu près incompréhensible pour le peuple, ils connurent un
succès prodigieux parce qu'ils rappelaient de pieux souvenirs. Cependant,
le véritable promoteur de la renaissance fut un ancien moine, nourri
des idées libérales, Dositej Obradovi0 (1742 -1811 ), qui,
écrivant un serbe vulgaire, créa la littérature moderne
(Vie et aventures, 1783 ; Conseils d'un esprit saint, 1784 ). Le XIXe siècle
est une période de grand épanouissement. La Serbie se révolte
contre les Turcs et conquiert son indépendance ; les peuples yougoslaves
vont créer une langue et une littératures nationales. Citons
Janhovi0, auteur dramatique, et le romancier Milovan Vidakovi0 (1779 -1841
), auteur d'une Autobiographie célèbre. C'est ainsi qu'on
arrive, après 1810, à l'ouvre de Vuk Stefanovi0 Karadai0 (1787
-1864 ), qui, par ses recueils de chansons et de proverbes nationaux, par
sa grammaire et ses études sur l'histoire et la langue serbes, sa
traduction en langue vulgaire du Nouveau Testament, entre autres, révéla
la richesse de la poésie nationale et réforma la langue littéraire
serbo-croate. à côté de lui, citons le journaliste Dimitri
Davidovi0 (1789 -1838 ), les poètes Lucien Musicki (1777 -1837 )
et Jovan Hadai0 (1799 -1870 ), enfin Sima Milutinovi0 Sarajlija (1791 -1847
), qui réunit des chansons populaires, écrivit l'histoire
de la Cerna-Gora (Monténégro ), et acquit la célébrité
avec son recueil de poésies lyriques et épiques sur l'indépendance,
la Srbjanka (1826 ). Jovan Steri0-Popovi0 (1806 -1856 ) écrivit des
drames et des comédies. Tandis que, de 1840 à 1860, les Serbes
d'Autriche ont une abondante production, la Cerna-Gora donne naissance à
un très grand poète, Petar Petrovi0 Njegos (1813 -1851 ),
dont le tableau historique de la fin du XVIIe siècle, la Guirlande
de la montagne (1847 ) a été appelé «l'Iliade
serbe ». Après 1875, les Serbes s'efforcent de rejeter l'influence
allemande. Jakov Ignjatovi0 (1824 -1888 ), romancier, fait connaître
les ouvres de la littérature française et s'en inspire. à
sa suite, citons les romanciers Ljubisa (1824 -1878 ), Lazarevi0 (1851 -1890
), Kumini0 (1850 -1904 ), Markovi0 (1846 -1875 ), Sremac (1855 -1906 ),
Rarkovi0 (1863 -1899 ), les dramaturges Vojnovi0 (1864 -1938 ), et les poètes
Jaki0 (1832 -1878 ), Jovanovi0-Zmaj (1839 -1904 ), Matavulj (1852 -1908
) et Ili0 (1862 -1894 ). Pour le XXe siècle, l'influence de l'Occident,
et particulièrement de la France, se fait sentir chez Skerli0, Duci
", chez le grand romancier Borislav Stahkovi0 (1876 -1927 ) ou chez
le poète Ivo Andri0 (1892 -1975 ), prix Nobel de littérature
en 1961.
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