Le Bénin à Montoire

Le Festival Folklorique de Montoire, c'est bien. Voir ces "ambassadeurs"  de cultures quelquefois lointaines, c'est très bien. Les rencontrer, leur parler pendant ces quelques jours de festival, c'est très très bien. Si en plus vous retenez quelques unes des informations qui suivent, ils seront fiers des connaissances que vous avez de leurs pays respectifs.
   
 
          Bénin            
 
(anciennement Dahomey ).  
 
état côtier du golfe de Guinée, en Afrique de l'Ouest, bordé à l'est par le Nigeria, au nord par le Niger, au nord-ouest par le Burkina Faso, à l'ouest par le Togo, et baigné au sud par l'océan Atlantique. 112 620 km 2 ; 6 millions d'habitants [estimation 1998 ]. Ancienne colonie française du Dahomey, le Bénin apparaît comme un modèle de transition démocratique réussie. Plus que son voisin occidental, le Togo, auquel il est souvent comparé, le pays subit l'influence du puissant Nigeria, à l'origine d'une forte activité économique à la périphérie. Géographie physique Relief  Le Bénin se présente comme une étroite bande de terre (700 km de longueur et 120 km dans sa partie la moins large ). Moins cloisonné et moins montagneux que celui du Togo, le relief béninois associe, au sud, une plaine côtière bordée de cordons littoraux sableux isolant des lagunes et des lacs, puis, à l'arrière du littoral, des bas plateaux ondulés se tenant à moins de 400 m d'altitude, taillés dans la terre de barre (argile tertiaire ) au sud, dans le socle au centre, et au nord, un vaste ensemble de plateaux cristallins dépassant 500 m avant leur retombée sur la vallée du Niger. Ces plateaux, avec quelques reliefs résiduels rocheux, dont les plissements du Parakou qui s'élèvent progressivement vers le nord, sont pris en écharpe à l'ouest par la chaîne de l'Atakora, série de crêtes parallèles fragmentées, peu élevées (800 m ), mais dont les escarpements sont vigoureux.
 
Climat  
Le Bénin est soumis à deux types de climat. Au sud, un climat subéquatorial, chaud et humide, les précipitations étant plus importantes à l'est qu'à l'ouest (800 mm annuels au Sud-Ouest, 1 200 mm au Sud-Est ). Au nord, un climat tropical avec une seule saison des pluies (de 1 000 à 1 200 mm, plus de 1 300 mm sur les hauteurs de l'Atakora ) et une seule saison sèche. L'harmattan, vent chaud et sec du nord-est, fait sentir ses effets jusqu'à la côte. Végétation  Des lagunes du Sud aux plateaux nordistes, les paysages de savanes, arborées ou herbeuses, sont dominants. Les terres sont fertiles dans la zone des lagunes où l'on entretient des cocoteraies et des palmeraies. Les savanes arborées occupent la partie centrale, alors que les savanes herbeuses couvrent le Nord-Est. L'agriculture est favorisée, au Nord-Ouest, sur le plateau de l'Atakora, par le régime des pluies. Hydrographie  Le Bénin est parcouru par plusieurs cours d'eau à régime irrégulier. La plupart prennent leur source dans l'Atakora et se répartissent entre le bassin du Niger et le bassin côtier. Les fleuves du bassin côtier se jettent dans l'océan Atlantique par l'intermédiaire de lacs et de lagunes (lac Nokoué, lac Ahémé, lagune de Porto-Novo ).    
 
 
 Population   
Avec un taux d'accroissement naturel annuel de 3,4 % [estimation 1997 ], la population béninoise croît vite et devrait doubler avant 2030. Cette population est très inégalement répartie ; essentiellement rurale, elle est concentrée dans le Sud, en pays fon et yoruba, où sa densité dépasse 300 habitants par km². Dans le centre du pays (8 à 10 h./km² ) et au Nord (10 à 20 h./km² ), les aires de peuplement (pays bariba, boko-tienga, dendi, gourma, somba ) sont plus espacées et sont beaucoup moins denses. Les provinces de l'Atlantique, de l'Ouémé et du Mono regroupent 54 % de la population du pays, plus des 2 /3 avec la province du Zou. Le Bénin demeure un pays rural, mais l'urbanisation y est rapide (40,1 % de citadins ); la capitale économique, Cotonou, rassemble plus de 800 000 habitants, et Porto-Novo, capitale officielle (mais la présidence et les ministères sont à Cotonou ) compte 200 000 habitants [1997 ]. Les autres villes importantes sont Parakou (120 000 habitants ), Abomey (60 000 habitants ), Kandi (53 000 habitants ) et Natitingou (52 000 habitants ). Les ethnies les plus représentées sont les Fons (25,2 %), suivis des Yoroubas (13,2 %), des Gouns (11,6 %), des Baribas (11,6 %) et des Sombas (6,9 %) [1995 ]. 42 % de la population pratique des religions traditionnelles [1995 ]. Les catholiques sont 26,9 %, les protestants 9,5 % et les musulmans 21,6 % [1995 ]. La langue officielle est le français. Parmi les 52 langues répertoriées, 11 sont abondamment parlées : 10 appartiennent aux groupes kwa (comme le fon et le yorouba ) ou gur ; le dendi, au groupe songhaï. Institutions  Le Bénin est une république de type présidentiel et pluraliste depuis l'adoption d'une nouvelle Constitution en décembre 1990. L'Assemblée nationale, composée de 83 députés, est élue pour quatre ans.        
 
  économie  
Le Bénin, qui s'est converti en 1993 à l'économie de marché, subit la crise économique structurelle qui frappe l'ensemble du continent, mais la dévaluation du franc CFA (1994 ) lui permet de résister à la contrebande menée à grande échelle par son puissant voisin, le Nigeria. Agriculture  L'agriculture béninoise, qui fournit 37 % du PNB [1994 ] et occupe directement 57 % des actifs [1994 ], est la priorité de l'ajustement structurel lancé en 1989. Le pays est autosuffisant, mais les cultures d'exportation sont sur le déclin, sauf le coton. Les principales cultures sont le maïs (25 % des terres cultivées ), le manioc (7 %) et le sorgho (7 %). Selon la FAO, la production alimentaire par tête a augmenté de 1,9 % l'an de 1979 à 1993 et les récoltes sont en forte croissance depuis 1988. Avec 491 000 tonnes de maïs [1994 ], cultivé en association avec le coton dans le Nord, et près de 2,5 millions de tonnes d'igname et de manioc [1994 ], le Bénin peut couvrir ses besoins et il approvisionne aussi le Nigeria. L'élevage, pratiqué dans le Nord, ne couvre pas tous les besoins du pays. Les cultures commerciales ont souffert des contrôles de l'ancien régime étatique et de leur retard technique. Les palmeraies industrielles (27 000 ha, 5 huileries ) ne sont plus compétitives alors qu'elles fournissaient, avec les palmeraies villageoises du Sud, 90 % des exportations dans les années 1970. L'arachide et le tabac sont marginalisés et seule la production de fibres de coton a connu un fort essor, atteignant 103 millions de tonnes [en 1994 ]. Un grand programme d'investissements (1989 -1994 ) a favorisé l'hydraulique villageoise, l'aménagement de bas-fonds rizicoles et la maîtrise de l'eau dans le Nord, où l'important cheptel (1,2 millions de bovins ) [1994 ] reste mal valorisé. Mines et industries  Les activités du secteur minier sont très limitées, bien que le sous-sol du pays soit riche en potentialités. Citons l'or à Perma, le gisement pétrolier off shore de Seme, le marbre d'Idadjo, le calcaire d'Onigbolo, les phosphates de Mekrou, le fer de Loumbou-Loumbou. Le projet de barrage d'Adjarala, en aval de Nangbeto, devrait permettre au Bénin de ne plus importer d'électricité. Les années du « socialisme scientifique » ont été désastreuses pour les industries (10 % du PIB ); les grands projets de l'ancien régime (cimenteries d'Onigbolo, complexe sucrier de Savé ), surdimensionnés, ont échoué et les nationalisations de 1974 se sont révélées inefficaces. La remise en ordre de la Société des industries textiles (SITEX ), la privatisation d'établissements agroalimentaires (brasseries, abattoirs ) sont des priorités, et la proximité du Nigeria pourrait inciter les investisseurs étrangers à s'intéresser au Bénin. Le gouvernement souhaite poursuivre ces privatisations mais il trouve peu de preneurs. Transports  Le Bénin dispose d'un réseau routier de 8 435 km [1995 ] et d'un réseau ferroviaire de 578 km [1995 ]. Cotonou est en même temps le principal aéroport (245 000 passagers ) et le principal port (1 120 000 t ). Importance du secteur informel  Le pays est devenu dans les 20 dernières années un véritable état-entrepôt dont les ressources parallèles proviennent de la formidable expansion des trafics illicites avec le Nigeria. Ce commerce informel procurerait 40 % du PIB réel et ferait vivre la majorité de la population. Facilité par les liens culturels et familiaux existant de part et d'autre de la frontière, le commerce informel repose sur les avantages comparatifs du marché nigérian et sur la disparité monétaire entre le naira et le franc CFA. Né pendant la colonisation, ce commerce portait alors sur la vente, au Nigeria, d'alcool et de poisson fumé du lac Nokoué et sur l'achat de bicyclettes et de tissus. Dans la première décennie de l'indépendance, des Béninois expulsés de Côte-d'Ivoire, du Niger et du Congo renforcèrent les réseaux clandestins. La guerre du Biafra (1967 -1970 ) et, surtout, le boum pétrolier nigérian des années 1970 ont transformé le Bénin en marché relais dynamisé par des réfugiés igbos, indiens et arabes venus du Nigeria. Le pays fonctionnait alors comme une machine à recycler le naira : les exportations de cacao du Nigeria passaient en fraude par le Bénin, les produits industriels dont l'importation était prohibée au Nigeria étaient importés et revendus clandestinement, et l'excédent céréalier national était exporté vers le marché voisin déficitaire. Le pays bénéficiait de sa position d'exportateur de l'uranium nigérien et captait même des phoshates du Togo. De 1979 à 1982, les importations dépassaient 150 milliards de FCFA par an et le Trésor public pouvait dégager d'importantes ressources fiscales. Depuis 1983, la récession nigériane et la nouvelle politique agricole du puissant voisin ont modifié les conditions du commerce informel. Jusqu'en 1990, Le Bénin a importé chaque année cinq ou six fois le montant de ses propres besoins en céréales afin de réexporter illégalement des stocks de blé et de riz vers le marché nigérian. Mais l'ajustement structurel et la relance de l'agriculture au Nigeria ont réduit ce flux céréalier et ce sont désormais des produits nigérians (carburants, matériaux de construction, véhicules automobiles ) qui transitent par le Bénin. Jalonnée de multiples entrepôts, de centres de redistribution, de petites villes-marchés dédoublées, la frontière est devenue une couture plus qu'une coupure. Périphérie du Nigeria, le Bénin est désormais dépendant des rythmes économiques d'un pays qui ne cache pas ses prétentions hégémoniques en Afrique de l'Ouest. 
 
  Histoire
Des premiers royaumes à la colonisation   Les premiers écrits concernant le territoire actuel du Bénin datent des explorations portugaises, au XVe et surtout au XVIe siècle. à la fin du XVIe siècle, plusieurs royaumes émergèrent dans la région habitée par les Adja : le royaume d'Allada, le royaume d'Ajase ou Ajatché (ville nommée plus tard Porto-Novo ) et le Dahomey (ou royaume d'Abomey ). Ce dernier aurait été fondé vers 1625 par Ouegbadja (un Fon ) qui étendit son territoire par la conquête et participa activement au commerce avec les Européens. Au XVIIe siècle, cette expansion territoriale et économique se poursuivit sous les règnes d'Agadja et de Tegbesou. Le Dahomey annexa l'Allada et le royaume de Ouidah. Le roi, établi à Abomey, la capitale, imposa un monopole royal sur la traite négrière atlantique ; le littoral, dénommé côte des Esclaves, en devint un haut lieu aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec les comptoirs fortifiés français et anglais à Ouidah, portugais à Porto-Novo, Godomey et Sémé. à la fin du XVIIe siècle, le Dahomey entra en rivalité avec le puissant empire yorouba d'Oyo, à l'est : les deux états s'affrontèrent à trois reprises (1680, 1726 -1730 et 1739 -1748 ). Vainqueur à chaque fois, Oyo intégra le territoire dahoméen à son empire. Ces guerres ainsi que les razzias négrières et des querelles internes affaiblirent considérablement Oyo et, au XVIIIe siècle, le Dahomey se libéra. Il connut un nouvel essor politique et commercial sous les règnes de Ghezo (1818 -1858 ) et de Gléglé (1858 -1889 ). Très vigilant, le pouvoir royal empêchait que l'installation des maisons de commerce étrangères ne prît un caractère définitif. De leur côté, les Britanniques et les Français rivalisaient dans l'espoir de contrôler les échanges avec la boucle du Niger, qui à cette époque s'amplifiaient. Les Français gagnèrent du terrain en 1851, en faisant signer à Ghezo un traité d'amitié et de commerce. En 1861, des missionnaires français reçurent l'autorisation de s'installer à Ouidah. En 1863, les Français tentèrent d'imposer leur protectorat sur Ouidah, mais Gléglé fit valoir ses droits sur la région. L'année suivante, cependant, il dut céder Cotonou à la France. La pression des Français devint plus forte au début du règne de Béhanzin (1889 -1894 ). En 1890, la France établit son protectorat sur le royaume de Porto-Novo. Deux ans plus tard, prenant prétexte d'un incident, les troupes du colonel Dodds attaquèrent le Dahomey, et malgré une âpre résistance, en 1894, les Français capturèrent Béhanzin, qui fut déporté.  Ils prirent alors le contrôle du Dahomey, qui devint une colonie française. Les royaumes de Porto-Novo et d'Allada disparurent dans les années 1910. Les Français commencèrent à exploiter directement les richesses du Bénin, en particulier les plantations d'huile de palme. Les missionnaires accentuèrent le travail de conversion et contribuèrent à la scolarisation de la colonie : au XXe siècle, celle -ci fournit à l'A-OF un grand nombre de cadres administratifs et privés, ce qui lui valut le surnom de « Quartier latin » de l'Afrique occidentale. Les recrutements de soldats et la pression économique pendant la Première Guerre mondiale provoquèrent des troubles dans le nord du pays. La tension monta à nouveau à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, qui réveilla les sentiments nationalistes et les espoirs d'indépendance. Ceux -ci se manifestèrent par la création de nombreux journaux puis de partis politiques. En 1945, la colonie put envoyer au Parlement français un premier député, Marcellin S.M. Apithy, rejoint en 1951 par Hubert Maga. En 1956, la loi-cadre accorda une plus grande autonomie au Dahomey qui, en 1958, vota favorablement, à 97,8 %, au référendum sur le projet de Communauté française. Il accéda alors à l'indépendance, le 1er août 1960. Du Dahomey indépendant au Bénin contemporain  Les années qui suivirent l'indépendance furent marquées par une grande instabilité politique, par une série de coups d'état et par une succession de régimes : Hubert Maga (1960 -1963 ); gouvernement militaire du colonel Christophe Soglo (1963 -1964 ); présidence de S.M. Apithy (1964 -1965 ); retour au gouvernement militaire du général Christophe Soglo (1965 -1967 ); gouvernement militaire du lieutenant-colonel Alphonse Alley (1967 -1968 ); présidence du docteur émile Derlin Zinsou (1968 -1969 ); gouvernement d'union nationale du chef d'état-major Maurice Kouandété (1969 -1970 ); triumvirat civil de S. M. Apithy, H. Maga et Ahomadegbé (1970 -1972 ).  En octobre 1972, le colonel Mathieu Kérékou renversa le régime civil et prit le pouvoir. à partir de 1974, il mit en place une politique d'inspiration marxiste-léniniste et, en 1975, proclama la République populaire du Bénin. Une nouvelle Constitution institua un régime à parti unique (le PRPB, Parti de la révolution populaire du Bénin ). Dans les années 1980, le régime adopta une politique économique plus libérale. En 1989, la contestation prit soudain de l'ampleur. Mathieu Kérékou annonça que le Bénin renonçait au marxisme-léninisme et dut accepter la tenue d'une Conférence nationale des forces vives de la nation, la première du genre en Afrique. Réunie à Cotonou en février 1990, celle -ci mit en place des organes de transition et élabora une Constitution qui fut approuvée par référendum le 2 décembre. Nicéphore Soglo remporta les élections présidentielles de 1991. Mais, en 1994, la dévaluation du franc CFA aggrava la crise économique. Le 18 mars 1996, Mathieu Kérékou remporta l'élection présidentielle, redevenant chef de l'état. à la suite de la la démission d'Adrien Hougnbédji en mai 1998, il cumula ces fonctions avec celles de Premier ministre. La participation importante aux différents scrutins, l'adoption du pluralisme politique et l'acceptation de l'alternance au pouvoir montrent qu'il est possible d'organiser pacifiquement la transition démocratique. En ce sens, le Bénin pourrait servir de modèle de référence en Afrique de l'Ouest.
 
Culture Arts
La production artistique avait jadis pour fonction essentielle de transmettre l'histoire des royaumes. Au début du XVIIIe siècle, le roi du Dan Homé, Agadja, se réservait la totalité des ouvres des meilleurs artistes et des artisans qui travaillaient et vivaient dans des quartiers spécialisés, autour de l'enceinte du palais. Leur savoir-faire s'est transmis de père en fils et, aujourd'hui encore, leurs descendants font les mêmes gestes. Ainsi, à Abomey, ils pratiquent toujours la technique de la cire perdue (bronze ), la sculpture sur bois, la gravure sur calebasses. Cet art populaire était investi de pouvoirs rituels, à l'instar des masques guélédé (société semi-secrète dirigée par des femmes âgées ), caractéristiques de l'art yorouba de la région de Porto-Novo. Littérature et théâtre  En 1912, le premier journaliste dahoméen, Louis Hukanrin, diffuse des pamphlets avant d'être exilé à Dakar. Il crée, à son retour, avec Paul Hazoumé, un journal manuscrit clandestin (le Récadaire ). Le premier ouvrage littéraire dû à un Dahoméen paraît en 1929 à Paris, l'Esclave, de Félix Couchoro, auteur d'une vingtaine de romans populaires généralement publiés en feuilletons dans un journal du Togo. D'une tout autre qualité est l'ouvre de Paul Hazoumé, qui en 1938 publie un roman historique, Doguicimi. La génération suivante est illustrée par le romancier Olympe Bhêly-Quénum, sévère avec le colonialisme (Un piège sans fin, 1960 ), mais non avec la culture occidentale (l'Initié, 1979 ), par le poète Paulin Kokou Joachim (Anti -Grâce, 1967 ) et par Jean Pliya, qui stigmatise les inégalités sociales dans des nouvelles (l'Arbre fétiche, 1971 ) et condamne dans le roman (les Tresseurs de cordes, 1987 ) le régime de Kérékou, que saluait une cohorte de poètes officiels. En 1986 paraît le premier roman dû à une femme du Bénin, Gisèle Hountondji : Une citronnelle dans la neige. En ce qui concerne les essais, la production est riche depuis le Pacte du sang au Dahomey de P. Hazoumé (1937 ); citons notamment émile Désiré Ologoudou (les Intellectuels dans la nation, 1967 ). Auteur de Kondo le requin (1966 ), drame historique, et de la Secrétaire particulière (1973 ), critique sociale, Jean Pliya demeure le chef de file des auteurs dramatiques béninois, suivi par Séverin Akando (Révolution africaine, 1975 ). Le théâtre exploite l'actualité nationale, pratique la critique sociale, remet en cause les traditions. Cinéma  Créateur du cinéma béninois avec des courts-métrages, Pascal Abikanlou tourne en 1973 un long métrage, Sous le signe du Vodoun, qui traite de la religion africaine et de l'exode rural. Richard de Medeiros débute par Le roi est mort en exil (1970 ), qui restitue la vérité sur l'exil du roi Béhanzin à Blida. Le film suivant, Nouveau Venu (1976 ), fait se confronter au sein de l'administration les générations et les mentalités. François Sourou Okioh réalise Ironu (1985 ), film audacieux sur le pouvoir et l'opposition. Musique  Le tchingounmin est un rythme béninois de funérailles joué sur des tohoun (calebasses retournées sur des récipients remplis d'eau ), ou des gotta (peaux tendues sur des calebasses ), accompagnés de cloches et de castagnettes, et sur lequel on exécute une danse très rapide. Tohon Stan a modernisé cette instrumentation pour créer le tching-système, très répandu au Bénin, au Togo et au Burkina Faso. Le gotahoun et le gogbahoun, autres rythmes, sont à leur tour adaptés par les groupes Polyrythmo et silver Santiago. Le zinli est spécifique des Fons d'Abomey. Dans les années 1980, Angélique Kidjo et Wally Baradou greffent tous ces rythmes aux musiques de jazz, de rock et de funk.     
                        
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