l'Arménie à Montoire
 
Le Festival Folklorique de Montoire, c'est bien. Voir ces "ambassadeurs"  de cultures quelquefois lointaines, c'est très bien. Les rencontrer, leur parler pendant ces quelques jours de festival, c'est très très bien. Si en plus vous retenez quelques unes des informations qui suivent, ils seront fiers des connaissances que vous avez de leurs pays respectifs.
 
               ARMENIE               
 
L'Arménie s'est toujours située économiquement au premier rang des Républiques de l'ex-URSS. Seul membre de la CEI à présenter un bilan économique positif en 1994, elle reste néanmoins fragilisée par le conflit du Haut-Karabakh, situé en Azerbaïdjan, et qu'elle revendique depuis 1918.
 
Géographie physique
Bordée au nord par la Géorgie, à l'est par l'Azerbaïdjan, au sud par l'Iran, à l'ouest par la Turquie, l'Arménie est l'une des trois républiques de Transcaucasie. Le territoire, qui occupe le nord de l'Anatolie, est formé d'un vaste haut plateau composé de roches calcaires et cristallines découpées par les vallées encaissées du Karasu, de l'Euphrate, du Çoruh et de l'Araxe, soit une superficie totale de 29 800 km 2. Les massifs volcaniques, tels les monts Ararat (5 165 m, en Turquie ), Süphan (4 434 m ) et Bingöl (3 650 m ), dominent l'ensemble. Les dépressions sont occupées par de grands lacs salés : Van (4 000 km 2 ), Sevan (1 400 km 2 ) et Rezaye (5 000 km 2 ). Le climat, continental, s'accompagne d'une extension de la steppe ou des forêts en zones arrosées.
 
Population   
La population compte 3,8 millions d'habitants [estimation 1998 ]: Arméniens (93,2 %), Russes (1,6 %), Kurdes (1,6 %) [1995 ] (le conflit opposant l'Arménie à l'Azerbaïdjan autour du Haut-Karabakh a conduit au départ de la quasi-totalité de la population azerbaïdjanaise ). Elle est aux 2 /3 urbaine (69,8 %) et se concentre autour des grandes agglomérations, comme celle d'Erevan, la capitale, qui concentre près de 37 % de la population totale. La densité moyenne, plus élevée que dans les deux autres républiques transcaucasiennes, est de 127,5 h./km 2 [1998 ]. L'émigration a été très forte au XXe siècle, environ 4 000 000 personnes entre 1918 et 1929, notamment vers le Moyen-Orient, les états-Unis et l'Europe.
 
économie  
Dès 1993, une politique de stabilisation économique a été mise en ouvre, mais les acquis semblent encore fragiles. Malgré un grand développement des services, l'Arménie n'a connu, en 1997, qu'une croissance de 3,3 %, bloquée par le manque d'investissements et l'absence de restructuration de l'industrie. Dès l'indépendance, 800 000 exploitations agricoles qui préexistaient ont été privatisées et 300 000 fermes privées ont été créées, qui fournissent plus de 95 % de la production agricole. La quasi-totalité des 5 635 petites entreprises ont été privatisées, et 1 700 moyennes et grandes entreprises, soit 88,4 % de l'ensemble, ont été privatisées à la fin septembre 1997, la majorité des actions étant détenues par le personnel. Cette privatisation, cependant, n'a pas été suivie d'une véritable restructuration des entreprises du fait d'une législation peu claire. L'inflation atteignait 18,7 % en 1996 contre 13,2 % en 1997. La monnaie fait preuve de stabilité et le déficit commercial a été légèrement réduit, mais l'investissement national reste faible. Dans le domaine des échanges commerciaux, les principaux partenaires de l'Arménie restent la Russie, l'Iran et la Géorgie. Le 30 août 1997, l'Arménie a signé un accord gazier avec la Russie, qui prévoit que celle -ci livrera 4 millions de mètres cubes de gaz par jour, ce qui permettra de rétablir la distribution à la population, interrompue depuis 6 ans. Le gaz transitera par l'Arménie vers la Turquie et par la suite vers Israël. De très nombreux accords ont été conclus avec l'Iran depuis 1992 et, en mai 1993, un accord a porté sur la vente d'un milliard de mètres cubes de gaz par an sur quinze ans, tandis qu'était élaboré un projet de construction d'un gazoduc de 137 km entre les deux pays. Au début de l'année 1996, un pont de 192 m sur l'Arane était inauguré et, en avril, un nouvel accord concernait la création d'entreprises conjointes dans le domaine du raffinage, de la chimie, de la pharmacie et des industries alimentaires. En 1997, les relations ont continué de se renforcer avec douze nouveaux accords dans les domaines des télécommunications, de l'exploitation des mines, des transports, des banques et de la fourniture de gaz et d'électricité. Agriculture  La majeure partie des terres fertiles se trouve dans les vallées de l'Araxe, rivière qui sert de frontière avec l'Iran et la Turquie, et de la Zanga. La polyculture se développe grâce à l'irrigation : céréales, oliviers, sériciculture, coton, vignobles, fruits, betteraves, tabac, fleurs. L'élevage transhumant des ovins se fait sur les plateaux et les montagnes. L'élevage des bovins, des porcins et l'apiculture tiennent aussi une place de choix. Mines et énergie  La région dispose d'importantes ressources hydroélectriques ; le sous-sol recèle du pétrole, des minerais (cuivre, bauxite, aluminium, plomb argentifère ), des métaux et des mines de sel. Les carrières de tuf, de marbre et de basalte abondent. L'énergie provient essentiellement des barrages du Razdan. De nouveaux gisements d'or ont été découverts par une société arméno-américaine, mais l'Azerbaïdjan dénie à l'Arménie sa souveraineté sur ce territoire. Des prospections se poursuivent dans le domaine pétrolier, qui n'ont pas pour l'instant donné de résultats probants. Malgré les objections et les recommandations de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (IAEA ), le gouvernement arménien a le projet de rouvrir complètement, avec l'aide de techniciens russes, la centrale nucléaire de Metsamor, fermée à la suite du tremblement de terre de Spitak en 1988. Industrie   Erevan reste le principal centre industriel : caoutchouc synthétique (Kirov ), construction mécanique et électrique, machines-outils, pièces automobiles, turbines, câbles, courant alternatif, appareils de forage, horlogerie. L'aluminium est traité à Aluminstro. Les industries de transformation sont essentiellement groupées à Erevan et à Kumaïri, noud ferroviaire important, où se trouve le plus grand complexe textile de Transcaucasie. Tanneries, distilleries, industries laitières et fromagères sont également présentes. L'industrie, qui n'a pas connu de restructuration, poursuit son déclin. En 1997, seules l'énergie électrique et des secteurs limités comme l'habillement et la production de boissons alcooliques et non alcooliques ont progressé, tandis que les autres branches poursuivaient leur chute.                              
 
Histoire   
Au VIIe siècle av. J.-C., des envahisseurs venus des Balkans s'installent au nord de l'Anatolie (Ourartou ). Après avoir été attaqués par les Cimmériens, ils se réfugient dans les hauts plateaux, entre les chaînes du Caucase, le Taurus et les monts du Kurdistan. Ces Indo-Européens, qui se fondent avec la population autochtone de l'Ourartou, constituent le peuple arménien. Tour à tour vassale des Mèdes, des Perses, puis des Séleucides, l'Arménie connaît enfin l'indépendance en 190 avant J.-C. Le royaume atteint son apogée sous Tigrane le Grand (95 -55 avant J.-C. ), qui conquiert un empire (Transcaucasie, Mésopotamie, Perse, Cilicie, Syrie ). Elle est dominée ensuite par les Romains, les Parthes et les Perses, puis conquise par les Arabes en 636. Mais les luttes incessantes entre Byzantins et Turcs seldjoukides contraignent la population à fuir en Crimée, en Galicie et en Cilicie, où est fondé l'état de Petite Arménie, qui prendra part aux croisades. L'Arménie se libère sous la dynastie Bagratide, qui choisit Ani pour capitale (Xe-XIe siècle ). En 1453, la prise de Constantinople par les Turcs isole l'Arménie. Cependant, la Perse réussit à secouer le joug turcoman. Le roi Abbas Ier conquiert sur les Turcs la province arménienne d'Aïrarat (XVIIe s.). Les Turcs contre-attaquent et les Perses, pratiquant la politique de la «terre brûlée », entraînent en exode 50 000 Arméniens, parmi lesquels seuls 25 000 atteignent la Perse, où ils fondent la nouvelle Djolfa, près d'Ispahan. En 1620, un traité contraint les Turcs à céder le Karabakh aux Perses. L'influence russe  à la fin du XVIIe siècle, le fils d'un melik (seigneur ) de Karabakh, Israël Ori, s'engage dans les armées françaises. Il rencontre Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg (1700 ) et obtient la promesse d'une campagne russe contre les Turcs et les Perses, qui n'a lieu qu'en 1722 ; elle se termine par un traité entre la Russie et la Perse, aux termes duquel Pierre le Grand renonce à aider l'Arménie. Cependant, les meliks réussissent à libérer le Karabakh. Huit ans plus tard, les Arméniens essuient une nouvelle offensive perse. Par la suite, les Perses, sortis victorieux d'une guerre contre les Turcs, rendent son autonomie administrative au Karabakh. Au XVIIIe siècle, les Russes, après avoir triomphé des Perses et des Turcs, annexent le Karabakh, les provinces d'Erevan et de Nakhitchevan, occupent une partie de l'Arménie turque et créent le «territoire arménien », qui jouit d'une administration séparée (1829 ). La résistance à la domination ottomane  En Arménie turque, le gouvernement approuve, en 1863, la «constitution nationale arménienne », qui accorde aux Arméniens vivant dans l'Empire ottoman certaines libertés (Assemblée nationale élue au suffrage universel, avec conseils laïc et religieux, sous la présidence d'un patriarche ), du moins à Constantinople, tandis qu'en Anatolie orientale, le calvaire des Arméniens continue. Certes, à la fin de la guerre russo-turque de 1877 -1878, le traité de Berlin contraint les Turcs à procéder à des réformes dans les provinces arméniennes de ses territoires. Cependant, le «sultan rouge » Abdul Hamid s'engage dans une voie différente. Il accélère l'immigration de nomades kurdes en Arménie, les arme et les rassemble, contraignant en même temps les Arméniens à les héberger et à leur payer un impôt. La résistance s'organise, se ramifie, établit des liens avec des groupes d'émigrés. Les diverses tendances se forment en mouvements ou partis : les Amenakans, le parti Hintchak (fondé à Genève en 1889 ), le parti Dachnak (fondé à Tiflis en 1890 ). La question arménienne  En 1890, des montagnards de Sassoun se révoltent contre les Kurdes. Leur victoire provoque la réaction immédiate des Turcs, qui les massacrent. La France et la Grande-Bretagne protestent et exigent des réformes. Abdul Hamid décide alors de liquider la «question arménienne ». Coupant les provinces arméniennes de tout contact avec l'Europe, il utilise les mollahs pour dénoncer un prétendu complot arménien contre la Turquie et l'islam. Les Kurdes et les bachi-bouzouks (cavalerie irrégulière composée de ruffians ) se lancent dans un génocide (septembre 1865 ): à Urfa, 3 000 Arméniens sont brûlés vifs. Afin d'attirer sur eux l'attention du monde, 26 membres du parti Dachnak s'emparent de la banque ottomane de Constantinople. Les puissances occidentales exigent l'évacuation de la banque, tout en promettant des réformes. Néanmoins, 7 000 Arméniens de Constantinople sont exterminés. Cependant, la résistance arménienne s'organise depuis la Perse et la Transcaucasie (insurrection de Sassoun, en 1904 ), tandis que les Russes lancent les Tatares d'Azerbaïdjan contre les Arméniens dans l'ensemble de la Transcaucasie ; mais bientôt (1905 ) les Tatares comprenant qu'ils sont manipulés cessent les combats. L'accession au pouvoir du Comité «Union et Progrès » (issu du mouvement Jeune-Turc ) en Turquie (1908 ) donne un espoir aux Arméniens, vite déçus par son sectarisme, dont le «sultan rouge » profite pour soulever Constantinople, en 1909, et reprendre le pouvoir au nom de l'islam.  L'armée intervient, tandis que les Jeunes-Turcs réapparaissent et que la politique d'assimilation est à nouveau appliquée. Une délégation nationale arménienne obtient l'accord de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie pour imposer les réformes stipulées dans le traité de Berlin (16 janvier 1914 ). La «question arménienne » semble en voie de règlement. Parallèlement, les Jeunes-Turcs proposent aux dirigeants du parti Dachnak, réunis à Tiflis, l'autonomie de l'Arménie en échange d'un soulèvement qu'ils organiseraient contre les Russes en Transcaucasie. Le marché est refusé. Lorsque la Turquie entre dans la guerre aux côtés de l'Allemagne, en novembre 1914, elle trouve, dans les rangs alliés, une légion formée de volontaires arméniens émigrés. En Arménie, le recrutement de volontaires continue ; la réponse turque est l'arrestation de 600 Arméniens de Constantinople (24 avril 1915 ) et un nouveau massacre. L'analyse des documents historiques a montré que sur les 2 100 000 Arméniens vivant dans l'Empire ottoman, 1 000 000 ont été massacrés. Les Arméniens résistent : 4 000 réfugiés tiennent tête durant 40 jours à l'armée turque ; ils sont délivrés par des navires français. La fédération de Transcaucasie  à partir d'octobre 1917, les événements se précipitent. Un Comité transcaucasien est nommé par les soviets de Petrograd. Puis le 22 avril 1918, après le refus de la délégation transcaucasienne de reconnaître le traité de Brest-Litovsk signé par la Russie soviétique, comportant la cession de territoires arméniens aux Turcs, le parlement de Transcaucasie rompt avec la Russie et proclame la République démocratique fédérative indépendante de Transcaucasie (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie ). Mais les Turcs avancent en Géorgie et en Arménie. La Géorgie, qui souhaite l'aide allemande, proclame son indépendance, faisant éclater la fédération de Transcaucasie. Le 30 mai 1918, le Conseil national arménien se déclare «seule et suprême autorité des provinces arméniennes ». Le 4 juin 1918, le traité de Batoum fixe les frontières de l'Arménie autour d'Erevan et du lac Sevan. Le 10 août 1920, le traité de Sèvres la reconnaît de jure. Le 22 novembre, ses frontières sont précisées par le président Wilson. L'Arménie soviétique   En décembre 1920, la Turquie de Mustapha Kémal réoccupe les régions de Kars et d'Ardahan, tandis que les Soviétiques proclament la République socialiste soviétique d'Arménie ; les frontières des deux Arménies sont ensuite fixées par le traité turco-soviétique de 1921. L'Arménie obtient, en 1936, le statut de république fédérée. En 1945, l'URSS réclame en vain l'annexion des districts de Kars et d'Ardahan. Plusieurs campagnes de rapatriement sont organisées par les Soviétiques de 1946 à 1950, mais la plupart des Arméniens (150 000 environ ) revenus au pays sont déçus par le manque de liberté, le niveau de vie modeste et, surtout, la russification. Après la mort de Staline, la chute de Beria entraîne celle d'Arutinov, premier secrétaire du Parti communiste arménien depuis 1937. Le bureau du parti est entièrement remanié. En 1965, des manifestations officielles se déroulent à Erevan pour commémorer le cinquantième anniversaire du massacre des Arméniens de 1915. Moscou prend peur devant l'ampleur de l'émotion populaire. Le 5 février 1966, le premier secrétaire du parti est limogé. L'indépendance  En 1988, les Arméniens du Haut-Karabakh, chrétiens et représentant 75 % de la population, réclament le rattachement de l'enclave à l'Arménie. Les affrontements avec la population azérie musulmane sont extrêmement violents. Les communistes sont chassés du pouvoir à la suite des élections du 20 mai 1990 ; le 23 août, l'Arménie publie une déclaration d'indépendance instaurant le primat des lois arméniennes sur celles de l'Union soviétique. Le soviet suprême ordonne le dépôt des armes à l'armée nationale d'Arménie. Le 17 mars 1991, l'Arménie refuse de participer au référendum sur le maintien de l'Union, et à partir du mois d'avril, les villages arméniens d'Azerbaïdjan sont vidés de leur population. Le 21 septembre, les Arméniens se prononcent par référendum pour l'indépendance. L'Arménie signe ensuite les accords d'Alma-Ata instituant la CEI. Néanmoins, les conséquences du conflit du Haut-Karabakh, qui n'est toujours pas réglé, pèsent lourdement sur l'économie et sur les relations entre Moscou, Bakou et Erevan. Le président R. Kotcharian a affirmé à plusieurs reprises qu'il rejetait par avance toute concession sur le Haut-Karabakh, et il a promis d'augmenter le budget de défense du pays. Les chances d'une solution rapide du problème du Karabakh semblent sérieusement compromises.     
 
état et institutions  
L'Arménie est une ancienne République soviétique devenue indépendante le 21 septembre 1991. Levon Ter Petrossian est président de la République depuis le 16 octobre 1991. Le chef du gouvernement, Grant Bagratian, a été élu le 4 février 1993. L'Assemblée compte 260 députés. La nouvelle Constitution a été adoptée le 5 juillet 1995. à l'issue des élections de mars 1998, le Premier ministre et ancien dirigeant du Haut-Karabakh, proche du parti nationaliste Dachnakt-Sountioun, R. Kotcharian, est devenu président de la République après la démission de Levon Ter-Petrossian. L'OSCE a dénoncé les nombreuses irrégularités constatées lors de ce scrutin.                                
                                                
 
 
Culture et civilisation  
L'Arménie, malgré les vicissitudes de son histoire, s'est créée une culture et une civilisation remarquables. Au XVIIIe siècle, le moine Mekhitar (1676 -1749 ), depuis son monastère de Venise, favorise le rayonnement de l'édition et de la pensée arméniennes et s'entoure de lettrés dont les plus célèbres demeurent Arsène Bagratouni, poète épique, et Alishan, poète et historien. Les Plaies de l'Arménie de Khatchadour Abovian (1805 -1848 ) constituent un jalon marquant sur la voie qui mène à une littérature moderne, dont les romanciers Stefano Nazarian et Gregori Artzouni seront les représentants les plus importants, ainsi que le dramaturge Soundoukian. Après Raffi (1835 -1888 ) et Hovhanes Toumanian, auteur du célèbre David de Sassoun, il faut citer, pour la période soviétique, Derenik Demirdjian (1877 -1956 ). Il existe, en Europe et aux états-Unis, une littérature de l'exil qui s'efforce de maintenir les traditions nationales. Art et architecture  L'art arménien connaît une période remarquable à partir du IVe siècle, notamment en architecture (églises de Diraktar, Kossach, entre autres ). Celle -ci se caractérise par l'élaboration de modes de construction originaux et de systèmes décoratifs complexes qui allègent l'austérité des façades (église d'Aghtamar, cathédrale d'Ani ). Le triconque et la basilique à coupole sont caractéristiques de l'architecture arménienne. La céramique, l'enluminure et la sculpture témoignent d'une grande maîtrise artistique. Le Matenadran (musée d'Erevan ) abrite plus de 9 000 manuscrits anciens, dont l'évangile de Lazarev, l'un des plus anciens qui subsistent sur parchemin. Société   L'église arménienne monophysite, séparée de Rome, et l'église arménienne catholique sont majoritaires. L'analphabétisme est très faible, à peine 1,2 %. Un sérieux effort a été fait en faveur de l'enseignement scolaire et technique. Erevan possède une Académie des sciences, dont dépendent plusieurs laboratoires et observatoires, notamment l'observatoire de Burakian et le laboratoire d'étude des rayons cosmiques du mont Alagueuz.    
 
 
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