L'Aghanistan à Montoire

Le Festival Folklorique de Montoire, c'est bien. Voir ces "ambassadeurs"  de cultures quelquefois lointaines, c'est très bien. Les rencontrer, leur parler pendant ces quelques jours de festival, c'est très très bien. Si en plus vous retenez quelques unes des informations qui suivent, ils seront fiers des connaissances que vous avez de leurs pays respectifs.
 
      AFGHANISTAN         
 
Situé dans le prolongement de l'Himalaya, l'Afghanistan (647 500 km 2 ) est un pays de hautes et moyennes montagnes. Il constitue néanmoins un ancien carrefour de civilisations. La richesse des vestiges archéologiques témoigne des invasions successives et des diverses influences culturelles présentes dans la société afghane, aujourd'hui déstructurée à la suite de l'intervention militaire soviétique et d'une guerre civile de dix ans.
 
Géographie physique
L'altitude joue un rôle prépondérant sur la rudesse des conditions naturelles du territoire afghan, situé en Asie continentale, entre le Tadjikistan au nord, le Pakistan à l'est et au sud, l'Iran à l'ouest et la Chine à l'extrême nord-est. Les zones montagneuses qui s'étendent du centre au nord-est, parfois fortement enneigées, s'opposent à l'aridité des plaines du Sud.
 
Relief
Les hautes montagnes et les plaines arides prédominent en Afghanistan. Le centre et l'est du pays sont constitués d'une haute chaîne de montagnes orientée sud-ouest - nord-est : l'Hindou Kouch, qui appartient au complexe himalayen. Les plus hauts sommets, toujours enneigés, atteignent plus de 7 000 m de hauteur. à l'extrême nord-est, les montagnes du Pamir culminent à plus de 6 100 m. Au sud, déserts et oasis forment une zone tampon entre le plateau iranien et le subcontinent indien.
 
Hydrographie
Les principales rivières de l'Afghanistan prennent leur source dans l'Hindou Kouch et s'écoulent de part et d'autre de ce massif. Seul le Kaboul se jette dans la mer, après avoir rejoint l'Indus au Pakistan. Long de 1 400 km et de direction sud - sud-ouest, le Hilmand, qui draine le bassin versant sud-ouest de l'Hindou Kouch, est la plus grande rivière du pays ; il perd par évaporation 25 % de son eau en traversant le désert du Regestan (situé au sud de la ville de Kandahar ) avant d'atteindre les marais de Sistan à la frontière iranienne.
 
Climat
Le climat afghan est continental. Les variations de températures moyennes sont importantes selon les jours, l'altitude et les saisons (de - 45 °C à + 40 °C ). Les neiges d'hiver sont suivies par les pluies abondantes du printemps, tandis que les étés sont chauds et secs. La moyenne annuelle des précipitations est de 180 mm, avec un maximum ne dépassant que rarement 380 mm.
 
Faune et flore
La faible épaisseur des sols et le climat rigoureux limitent la vie animale aux espèces les plus résistantes. Les arbres sont surtout présents dans l'Est et le Sud-Est, où les forêts de pins, de chênes et de cèdres à feuilles glauques et piquantes sont très répandues. Au printemps et en été, de maigres pâturages permettent de nourrir quelques troupeaux nomades. Loups, hyènes, renards, gazelles, léopards, ours et bouquetins constituent la plus grande partie de la faune sauvage du pays.
 
Population
Estimée à 24,8 millions d'habitants [1998 ], la population afghane est constituée d'une mosaïque de communautés ethniques, linguistiques et régionales. Un millénaire de conquêtes et de mouvements migratoires a laissé les empreintes des nombreux peuples qui ont parcouru l'Asie.
Les Pachtous (38,2 %) [ 1995 ], communauté ethnique et linguistique représentant un peu plus de la moitié de la population, sont organisés en tribus. Ils occupent surtout l'est et le sud du pays. Ils ont profité du contrôle croissant que leur communauté prit sur le reste du pays au XIXe siècle pour s'installer également dans d'autres régions. Les Tadjiks (25,1 % de la population ) [ 1995 ] constituent le deuxième groupe ethnique du pays. Par tradition sédentaires, agriculteurs ou urbains, ils sont installés, pour la plupart, dans les vallées fertiles de l'Est, au nord et au sud de l'Hindou Kouch. La population compte par ailleurs plus de 8 % de Turcs [ 1995 ], surtout des Ouzbeks (6,2 %) [ 1995 ] et des Turkmènes (2,2 %) [ 1995 ]. Les montagnes au centre du pays fournissent à peine de quoi subsister au million de Hazaras (d'origine mongole ) qui y vivent. Parmi les autres communautés, il faut mentionner les Nouristanis, dans les hautes montagnes de l'Est, et les Baloutches, dans le Sud-Ouest. Presque tous les Afghans sont musulmans, à 84,2 % sunnites [ 1995 ].
Avant 1980, la population était à 90 % rurale, dont près du quart pratiquait l'élevage nomade. L'intervention soviétique, en 1979, a désorganisé le pays, et a contraint 5 millions d'Afghans à se réfugier au Pakistan et en Iran. Les pertes dues à la guerre sont estimées à plus d'un million de personnes. Les plus grandes villes ont été assaillies par le flot des réfugiés fuyant les combats, ce qui a considérablement dépeuplé les terres les plus fertiles du pays. Kaboul, la capitale, et les villes de Kandahar, Harat, Mazar-e Charif, Djalalabad et Kondoz ont vu leur population doubler.
 
économie  
Les changements économiques modernes n'ont commencé en Afghanistan qu'au tout début du XXe siècle. Dans les années 1930, le pays connut des progrès notables dans le domaine commercial, par la stimulation des exportations de produits traditionnels tels que les fruits ou la fourrure, en échange de produits manufacturés, en provenance de l'Inde le plus souvent. Cependant, ce n'est que dans les années 1950 que des projets de développement de grande envergure ont vu le jour, essentiellement grâce à l'assistance des états-Unis et de l'URSS, puis de l'Iran et des riches pays du golfe Persique. Les ressources minérales de l'Afghanistan sont médiocrement exploitées. Les gisements de fer, de chrome, de cuivre et, surtout, de gaz naturel sont néanmoins importants. Le charbon est également présent dans de nombreux endroits. Le potentiel électrique est loin d'être négligeable. Depuis 1979, la guerre a détruit et disséminé les ressources physiques et humaines nées pendant la période de développement. L'économie est essentiellement rurale. Le blé est la céréale de base. Le coton fournit l'un des premiers produits d'exportation, avec les cuirs et les peaux. Les cultures fruitières (le raisin et le melon ) sont saisonnières. Cependant, la production agricole s'est effondrée avec la guerre, et le renouveau de l'élevage a été entravé par la destruction des canaux d'irrigation. L'équipement industriel se limite à la transformation des produits agricoles. La production électrique, aux environs de Kaboul, a dépassé les besoins en énergie de ce secteur ; certaines régions du nord de l'Afghanistan sont reliées au réseau électrique. Le gaz naturel est exporté vers les pays de l'ex-URSS.      
 
Histoire  
Véritable plaque tournante en Asie centrale, l'Afghanistan a toujours été très convoité. Ce pays constituait en effet la voie de passage vers la Chine, sur la Route de la soie, avant de devenir un état tampon entre l'Empire russe et la colonie britannique des Indes. Les premières invasions  Les premiers envahisseurs furent le Perse Darios Ier au VIe siècle av. J.-C., le Grec Alexandre le Grand en 328 av. J.-C., les Scythes, les Parthes et les Kouchans bouddhistes aux IIe et Ier siècles av. J.-C. et enfin les Huns Hephthalites, ou Huns Blancs, aux Ve et VIe siècles apr. J.-C. Les Arabes introduisent la religion islamique au VIIe siècle, et les Turcs, sous le règne du sultan Mahmoud de Ghazni, font momentanément de l'Afghanistan le centre de l'hégémonie et de la civilisation islamiques au début du XIe siècle. Les Mongols de Gengis Khan envahissent l'Afghanistan au début du XIIIe siècle, et Timour Lang (ou Tamerlan ) l'annexe à la fin du XIVe siècle. Au début du XVIe siècle, Baber (ou Zahir al-Din Mohammad ) établit un empire en Inde à partir de ses bases de Kaboul. En 1747, les Pachtous, sous le règne d'Ahmad Khan, fondent la première dynastie afghane indépendante. Dost Mohammad (émir de Kaboul de 1834 à 1863 ) en établit une seconde. Cependant, c'est Abd ar-Rahman Khan (1880 -1901 ) qui réussit le premier à exercer un véritable contrôle sur la totalité du pays. Hantés par l'éventualité d'une offensive russe en Inde, les Britanniques occupèrent le pays à deux reprises au XIXe siècle. En 1842, l'armée britannique fut décimée par une révolte populaire et se retira du pays en 1878. L'indépendance  Aman Allah Khan, qui règne de 1919 à 1929, déclare l'indépendance du pays en 1919 et met fin à l'ingérence britannique dans les affaires afghanes. Les Anglais reconnaissent l'indépendance afghane lors du traité de Kaboul en 1921. S'inspirant de Mustafa Kemal Atatürk, le nouveau roi met sur pied toute une série d'ambitieux programmes de modernisation politique et sociale, mais l'opposition des tribus le force à abdiquer en 1929. Le pays connaît désordres et convulsions sanglantes. Mohammed Zaher Chah règne sur l'Afghanistan de 1933 à 1973. En 1964, il encourage la création d'une monarchie constitutionnelle. Cette tentative de démocratisation échouant, le cousin du roi, Mohammad Daoud Khan, s'empare du pouvoir en 1973, renverse la monarchie et devient président de la République jusqu'en 1978. Mais le pays est prisonnier d'une structure féodale, de plus en plus contestée par de jeunes officiers souvent formés à Moscou. Daoud Khan est renversé en avril 1978. L'intervention soviétique   Chronologie (1989): Départ des troupes soviétiques d'Afghanistan Le PDPA (Parti démocratique du peuple afghan ), d'inspiration communiste, arrive au pouvoir avec, à sa tête, Nur Mohammad Taraki. Ses réformes de l'enseignement, de l'agriculture et de la famille sont rejetées par la population. Le régime est menacé d'une révolte générale. Pour le soutenir, l'URSS intervient militairement en décembre 1979 et place à la tête du gouvernement Babrak Karmal. L'ingérence soviétique attise un mouvement de résistance dans tout le pays. Après une dizaine d'années de guerre, les moudjahidin (guerriers islamiques ) contrôlent la plupart des campagnes. En 1986, Mohammed Najibullah succède à Karmal. En novembre 1987, une nouvelle Constitution est votée pour favoriser une politique de «réconciliation », mais aucun chef politique ou militaire de la Résistance ne rejoint le régime. Les accords signés le 15 avril 1988 à Genève entre le gouvernement de Kaboul, le Pakistan, l'URSS et les états-Unis avaient fixé le calendrier de retrait des forces soviétiques, qui s'acheva le 15 février 1989. La poursuite de la guerre civile  Après le retrait soviétique, les moudjahidin, politiquement divisés, ne parvinrent pas à conquérir les villes. Après une impasse militaire de trois années, le commandant Ahmed Chah Massoud s'empare en mars 1992 des provinces du Nord puis de Kaboul (28 avril ). La destitution de Nadjibollah est suivie de l'instauration d'un gouvernement islamique intérimaire, présidé par Sibghatollah Mojaddedi. Les seigneurs de la guerre se sont partagés le territoire en fonction de critères ethniques, cependant que les principaux protagonistes, le président Burhanuddin Rabbani et le commandant Ahmed Chah Massoud, à la tête des unités tadjikes, d'un côté, et le chef pachtou, Gulbuddin Hekmatyar, de l'autre, se battaient pour le contrôle de la capitale.                      
 
Culture et civilisation  
Les cultures bouddhistes et islamiques se sont succédé après le passage des civilisations perse et hellénique avant l'ère chrétienne. Parmi les principaux vestiges archéologiques, il faut citer le palais des Ghaznévides à Ghazni, et la ville grecque d'Aï-Khanoum. Sur ce carrefour naturel sur la Route de la soie qu'est l'Afghanistan, on recense la présence d'anciens monastères ornés de sculptures, attestant ainsi la richesse particulière de la période bouddhique (IIe -VIIe siècle apr. J.-C. ). Le grand minaret de Djam demeure l'un des plus riches témoins de l'influence islamique dans le creuset culturel afghan. La ville de Harat fut un grand centre de culture persane du XIe au XVIe siècle, particulièrement célèbre pour ses ravissantes miniatures réalisées sous les Timourides à la fin du XVe siècle.        
 
 
 
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